"La seul chose de bien avec les enfants, c'est ce qui se passe neuf mois avant leur naissance !" En pays barbare cette expression nécessite une petite correction. En effet les parents désireux de retrouver leurs plaisirs de jeunesse peuvent abandonner leurs marmots, façon vieille chaussette, à l'internat dés qu'ils atteignent l'âge de 7 ans (la seule règle qui d'ailleurs n'est que trés rarement transgressée... va savoir pourquoi !). Et voilà que lorsque Krän eut 7 ans.... et 1 jour, c'est encore la morve au n
ez qu'il libéra ses parents de sa présence de morveux pleurnichard incapable de se torcher lui même. Mais Krän fils de roi, sortait de 7 ans d'insouciance et non - comme les autres courts sur patte - d'une vie faite d'humiliations et de coups de latte journaliers dans le joufflu (si vous n'avez pas compris, je vais vous faire simple : A son entrée à l'école, Krän est une TANTOUZE !)
L'arrivée de notre héros à l'internat fut bien sûr suivie d'un bon bizutage classique : marquage au fer rouge, circoncision forcée, suivie du trés traditionnel balai dans le troufinion ! Pour Krän, avoir le chou en fleur (même sans crème) fut pour lui l'illumination divine. Fini les jupes à maman, viva les hâches à papa... Mais notre héros malgré ces saines initiatives n'en restaient pas moins un bleu, et en tant que dernier arrivé à l'internat, il était aussi le plus jeune.
Le soir venu alors que tous dormaient, Krän sortit de sa peluche "Balou" tout le coton qu'elle contenait et le fourra dans la gorge du plus gras et du plus pestiféré de ses camarades. Au matin, aprés que les marmots eurent trouvé leurs chef de file tout bleu ( et surtout tout mort), ce fut la guerre infantile, chacun voulant s'emparer de la place laissée vacante. Les professeurs soucieux de l'égalité des chances distribuèrent à tous les élèves dagues et hächettes afin qu'ils se trucident à armes égales (sacrés professeurs, TOUJOURS bien pensants !)
Deux jours plus tard, Krän sortait de la tanière aménagée sous son pieu, où il s'était réfugié (avec son Balou) afin d'échapper aux coupe-gorges. Deux jours avaient suffit pour que tous ces petis enfoirés se saignent entre eux... (vous direz sûrement à votre scénariste qu'il a oublié un léger détail. Si les petis s'assassinent les uns aprés les autres, il est bien obligé qu'au moins un d'entre eux survive ! Le scénariste répond à votre interrogation). Ainsi lorsque le dernier des nabots empala l'avant dernier, il se retrouva donc seul. Mais nos amis les professeurs à qui la présence d'un seul élève suffit pour les obliger à bosser et non à s'adonner (entre eux) à leurs plaisirs de jeunesse, décidèrent ni vu ni connu, d'incendier ce survivant. De toute façon les gosses, c'est comme les poils de pubis blanc, tu en coupes un et tu as ses 7 petits frères qui arrivent dés le lendemain !
Morale de l'histoire : C'est bien connu, quand ils ne trouvent pas de filles, les mecs faut toujours qu'ils s'occupent entre eux...
PS: Déjà un autre petit de 7 ans arrivait à l'internat. Krän déjà babare de tradition ressortit du placard ce bon vieux balai qu'il enfourna aussi sec dans l'olive du nouveau venu, un peu trop fort d'ailleurs car le manche finit par le transpercer de part en part... Krän qui ne voulait pas se retrouver seul dans l'internat remplit alors sa peluche "Balou" de chair du macchabée (pour faire des provisions). Puis il fit le mur et partit vers son destin qui s'annonçait déjà POUR LUI radieux... Pour les autres, par contre, serrez les miches car pour Krän le fait que vous soyez petit, gros, vieux, barbu, boutoneux, rouquin, communiste, bossu, bègue, professeur, handicapé, athée ou épilé (ou pire que vous soyez tout cela à la fois... mais là il faut vraiment que Mère Nature se soit acharné !).... Bref, le simple fait que vous existiez suffit à l'irriter.