Samedi 17 juin 2006
LES CHRONIQUES DE KRAN (6)
Les exploits de notre héros, plein de solicitude et d'AMOUR envers son prochain, se sont tellement bien répandus dans tout le monde connu, qu'aujourd'hui il est invité à la table du souverain du royaume bouibouitesque d'à côté, afin de conter ses si poétiques (et sanglantes) histoires.
Krän qui ne manquait jamais une occasion de se remplir la panse, accepta gracieusement l'invitation. Le repas fut somptueux et, pour le plat de résistance, le roi ressortit même du tombeau (encore dévoré par les vers), son vieux défunt papou, qu'il avait ensuite fourré avec son propre asticot ( bein oui un macchabée c'est comme une dinde c'est toujours meilleur fourré !). Mais cette dépouille, en décomposition fortement avancée, n'éveilla guère les appétits de notre héros, car M. Bourricot venait à cet instant de se cabrer à la vue d'une des servantes qui apportait sur un plateau, le défunt. Seul problème à ses ardeurs, la fille n'était autre que... celle du Roi !
Krän, qui ne s'arrétait pas à ce genre de petit détail - et déjà fou d'AMOUR - décida juste de massacrer à coups de hâche le père afin de conquérir le coeur de sa fille (sacré romantique ce Krän). Mais, dans sa fougue, il oublia qu'il était tout seul face à une centaine de convives, et vu qu'on est dans les chroniques de Krän et pas dans Kill Bill (et que c'est moi le scénariste), Krän fut vite capturé et enchaîné à deux pylones, les gonades à l'air. Pourquoi me direz-vous ? Mais parce que le Roi, pour se venger de ce barbare belliqueux, décida d'organiser une ORGIE SEXUELLE.
Oui ! Pendant que notre héros était attaché, tous les invités, devant ses yeux, tâtèrent la fille dont il était épris (même les nains et les rouquins). Krän, ainsi rabaissé au bas de l'échelle sociale, entra dans une colère telle qu'il s'autodévora les poignets pour se libérer de ses chaînes. Puis, il se rua, gueule ouverte et dents acérées, sur les hôtes fornicateurs. A titre comparatif, la scène ressemblait à une bande de requins coursant de blondinets surfeurs hawaïens qui les font toutes fondre au premier regard, ne laissant qu'à nous, pauvres cannibales, sodomites et boutonneux, les grassouillettes et autres boudineuses en tous genres... Bref, l'estomac de Krän n'eut de répit avant que chacun des ripailleurs ne soit dans son estomac. Arriva le tour du Roi qui se protégeait en mettant en joue sa fille. Il s'engagea alors une joute verbale digne du meilleur Rambo :
-"Relache la p'tite ou je te brois les joyeuses avec mes canines !
- Dégage Cendrillon !"
Le Roi égorgea alors la princesse (sa fille) qui s'effrondra par terre dans la mare faite de son propre sang et, petit instant de poésie, fit une dernière brasse en poussant un ultime glougloutement, puis son père la fit taire de son pied.

Krän allait charger sur le Roi lorsqu'il entendit la garde qui, affolée par le bruit, accourait. Il décida courageusement de fuir. Pour ce faire, il goba - avec une paille - l'intérieur de la princesse ne laissant que la peau... Puis il se jeta par la fenêtre, se servant de la peau comme parachute (et celà je vous le rappelle sans les mains, façon MacGyver). Comme le dit le proverbe, "L'amour donne des ailes". Une fois rentré dans le royaume barbare (parce que jusque là on était dans un royaume civilisé !), il fit empailler le corps de la défunte et se MARIA avec elle. La nuit de noce fut torride...
Morale de l'histoire: l'amour est une invention et quand on croit qu'on l'a, qu'est ce qu'on peut en faire de ces conneries !
PS: J'oubliai, la princesse, elle a huit ans !
par le zonard des étoiles
publié dans :
chroniquesdekran
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