Chroniques de Krän (17)
Il était une fois, une belle princesse dont la beauté subjuguait tous ceux qui croisaient son regard envoûteur.
Mais la belle ne pouvait pas gambader, (ingé)nue, dans l’herbe fraîche et fleurie des prés car sa belle mère, jalouse de sa beauté, la retenait captive au fond d’une geôle à son image : crasseuse et humide. Pour assurer sa garde, elle était surveillée sans répit, par de monstrueux colosses et était même enchaînée au plus hideux de ses gardiens. Jour après jour, elle attendait que son prince charmant vienne la libérer. Les prétendants étaient nombreux mais aucun ne parvenaient à s’approcher, tous rebroussaient chemin la queue entre les jambes et s’en retournaient à la veuve poignet les images de la princesse plein leur tête. Jusqu’à ce jour d’automne où au fond d’une taverne un vieux saoulard conta le cas de la princesse à un barbare musculeux et poilu, Krän.
Enfuit en ses songes il parcourait d’un œil vague l’assistance présente dans la gargote, les mots du poivrot réveillèrent son petit bout de cervelle qui ne réclamait rien à personne hormis un peu de vin pour rester peinard entre les deux oreilles de notre barbare. Krän rêvait déjà ce corps respirant la sensualité du à la finesse de ses traits associé à la finesse de ses courbes. Ravissante et angélique. Il imaginait la délicatesse de ses gestes et le soulèvement de sa poitrine (fournit) au rythme régulier de sa respiration. De vous à moi j’ai bien l’impression que ce n’était pas que la gueule qu’il avait en bois. Sur ses belles paroles le vieux lâcha un dernier hic avant s’effondrer le nez dans sa chopine, plus raid que le manche de Krän.
En tout cas le voilà bien dans une sacrée moise, comment qu’il allait faire pour la retrouver la belle princesse ?
Qu’importe, avec sa hache et son moule burne le revoilà partit sur les routes sinueuses du Barebarland. Il traversa tout le pays de long en large, il s’arrêta dans chaque ville, chaque village jusqu’au dernier boui-boui, il fouilla chaque maison du sol au plafond avant d’y mettre le feu (pourquoi ? Mais voyons, pour être certain de ne pas visiter deux fois la même bicoque, logique !) Il interrogeait tous ceux qu’ils croisaient avant de les égorger (pourquoi ? je crois que vous avez compris maintenant…), mais aucun ne parvenait à lui répondre, au bout du bout, il finit par ne plus dédaigner s’adresser aux nains et autres sous espèces. Pour tant de manque de civilité le monde barbare finit par le rejeter. Dépressif, chaque soir, lorsqu’il faisait une halte, il s’arrêtait dans une auberge pour boire son chagrin. Et, au plus profond de la nuit alors que tous les gros barbares dormaient sur leur deux oreilles décollé, lui, les sentiments exacerbés par l’alcool, il pleurait son vin, le nez enfui dans son coussin… quel péteux ! Pourtant, il tentait bien de l’oublier, visitant des femmes et s’abandonnant au stupre, mais l’image de la belle le tourmenté dés qu’il fermait un œil.
Il remua toute la contrée barbare, jusqu’au jour où par hasard, il échoua devant son lieu de départ : la gargote. La boucle était bouclé, tout le pays y était passé, jamais il ne la trouverait. Il poussa la porte de l’entrée, celui qui rentrait dans l’établissement n’était plus se fier barbare couillut d’il y a une bonne semaine et demie, non, c’était un bipède amaigris, aux loques troués et à la hache émoussé, un rejeté qui finirait comme l’autre vieux, la face dans sa binouze.
Il trouva à s’assoir, la patronne vint le servir. Une bonne femme dont le farde cachait à peine son herpes grimpant et dont l’odeur (et la trace qui la suivait) signalait des fuites intempestives.
« - je t’excite mon tout beau ?
Krän légèrement circonspect devant ce tas de couenne…
- Mouille pas plus, non pas que je me sois tapé plus mal roulé que toi, mais si je hisse le chapiteau c’est que j’ai la vessie qui déborde.
- c’est dans le caniveau que tu vas aller faire pleurer le colosse mon gros ! »
A ces mots, deux montagnes soulevèrent Krän avant de le jeter à travers la porte. Un long jet chaud et doré s’échappa de son entre jambe formant une auréole
scintillante autour de son corps, s’imprégnant dans ses frusques et dans son cuir chevelu. C’est à ce moment là qu’enfin il comprit.
Les mots de la patronne résonnaient dans sa tête « va faire pleurer le colosse… », comme les gardiens de la belle ! Mais c’est bien sûr, la gargote, seul endroit où il n’avait pas cherché. Il se rua tête la première dans l’auberge et tel un singe sur sa banane, il fut sans pitié. Tous complices, il s’évertua méthodiquement à ne pas faire de rescapé. Il fit voler à coup de hache les membres de ceux qui osaient le défier, jusqu’à ce que bientôt il ne resta plus que la tavernière qui s’était volatilisé. Malheureusement, tel le petit poucet, notre héros suivit les traces jusqu’à une trappe caché derrière le contoir. En dessous, trois gardiens l’attendaient, les deux premier finirent à l’état de case brique, mais arrivé devant le dernier colosse, celui enchainé à la belle, il eu soudain comme une hésitation. Lui avait il déjà envoyé un coup de lame en plein milieu du museau ou bien était il juste difforme de naissance… Dans le doute il lui colla sa hache entre les deux yeux, on n’est jamais trop prudent.
A côté, la belle mère paniquait, elle gigotait et sanglotait dans tous les sens, ses viscères lâchèrent et ce fut un torrent d’excrément et de sang qui dégoulinait sur le sol et les murs. Comme dans du beurre, un seul et léger coup de hache suffit pour que ses genoux se détachent de son corps, elle rampa alors vers une improbable issue, deux coups successifs et elle ne parvenait plus à avancer qu’à la force de ses dents. Lassé de la voir se tortiller ainsi il l’arrêta dans sa course folle d’un coup de hache dans le fessier, avant de laver les petits bouts de déjection qui s’y était collé avec sa langue.
Une fois débarrassé de ses adversaires, le prince défit les liens de la princesse, il lui sourit, puis se firent des bisous.
Morale de l’histoire : c’est quand on a la merde au cul qu’on se demande où son les toilettes.
Ps : « Bof finalement elle n’était pas si mignonne que ça, je vais aller aux putes plutôt. »
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ez qu'il libéra ses parents de sa présence de morveux pleurnichard incapable de se torcher lui même. Mais Krän fils de roi, sortait de 7 ans d'insouciance et non - comme les autres courts sur patte - d'une vie faite d'humiliations et de coups de latte journaliers dans le joufflu (si vous n'avez pas compris, je vais vous faire simple : A son entrée à l'école, Krän est une TANTOUZE !)