Jeudi 4 décembre 2008 4 04 12 2008 11:48

Chroniques de Krän (17)

 

 

Il était une fois, une belle princesse dont la beauté subjuguait tous ceux qui croisaient son regard envoûteur.


Mais la belle ne pouvait pas gambader, (ingé)nue, dans l’herbe fraîche et fleurie des prés car sa belle mère, jalouse de sa beauté, la retenait captive au fond d’une geôle à son image : crasseuse et humide. Pour assurer sa garde, elle était surveillée sans répit, par de monstrueux colosses et était même enchaînée au plus hideux de ses gardiens. Jour après jour, elle attendait que son prince charmant vienne la libérer. Les prétendants étaient nombreux mais aucun ne parvenaient à s’approcher, tous rebroussaient chemin la queue entre les jambes et s’en retournaient à la veuve poignet les images de la princesse plein leur tête. Jusqu’à ce jour d’automne où au fond d’une taverne un vieux saoulard conta le cas de la princesse à un barbare musculeux et poilu, Krän. 


Enfuit en ses songes il parcourait d’un œil vague l’assistance présente dans la gargote, les mots du poivrot réveillèrent son  petit bout de cervelle qui ne réclamait rien à personne hormis un peu de vin pour rester peinard entre les deux oreilles de notre barbare. Krän rêvait déjà ce corps respirant la sensualité du à la finesse de ses traits associé à la finesse de ses courbes. Ravissante et angélique. Il imaginait la délicatesse de ses gestes et le soulèvement de sa poitrine (fournit) au rythme régulier de sa respiration. De vous à moi j’ai bien l’impression que ce n’était pas que la gueule qu’il avait en bois. Sur ses belles paroles le vieux lâcha un dernier hic avant s’effondrer le nez dans sa chopine, plus raid que le manche de Krän.

En tout cas le voilà bien dans une sacrée moise, comment qu’il allait faire pour la retrouver la belle princesse ?


Qu’importe, avec sa hache et son moule burne le revoilà partit sur les routes sinueuses du Barebarland. Il traversa tout le pays de long en large, il s’arrêta dans chaque ville, chaque village jusqu’au dernier boui-boui, il fouilla chaque maison du sol au plafond avant d’y mettre le feu (pourquoi ? Mais voyons, pour être certain de ne pas visiter deux fois la même bicoque, logique !) Il  interrogeait tous ceux qu’ils croisaient avant de les égorger (pourquoi ? je crois que vous avez compris maintenant…), mais aucun ne parvenait à lui répondre, au bout du bout, il finit par ne plus dédaigner s’adresser aux nains et autres sous espèces. Pour tant de manque de civilité le monde barbare finit par le rejeter. Dépressif, chaque soir, lorsqu’il faisait une halte, il s’arrêtait dans une auberge pour boire son chagrin. Et, au plus profond de la nuit alors que tous les gros barbares dormaient sur leur deux oreilles décollé, lui, les sentiments exacerbés par l’alcool, il pleurait son vin, le nez enfui dans son coussin… quel péteux ! Pourtant, il tentait bien de l’oublier, visitant des femmes et s’abandonnant au stupre, mais l’image de la belle le tourmenté dés qu’il fermait un œil.


Il remua toute la contrée barbare, jusqu’au jour où par hasard, il échoua devant son lieu de départ : la gargote. La boucle était bouclé, tout le pays y était passé, jamais il ne la trouverait. Il poussa la porte de l’entrée, celui qui rentrait dans l’établissement n’était plus se fier barbare couillut d’il y a une bonne semaine et demie, non, c’était un bipède amaigris, aux loques troués et à la hache émoussé, un rejeté qui finirait comme l’autre vieux, la face dans sa binouze.


Il trouva à s’assoir, la patronne vint le servir. Une bonne femme dont le farde cachait à peine son herpes grimpant et dont l’odeur (et la trace qui la suivait) signalait des fuites intempestives.

« - je t’excite mon tout beau ?

Krän légèrement circonspect devant ce tas de couenne…

- Mouille pas plus, non pas que je me sois tapé plus mal roulé que toi, mais si je hisse le chapiteau c’est que j’ai la vessie qui déborde.

- c’est dans le caniveau que tu vas aller faire pleurer le colosse mon gros ! »

A ces mots, deux montagnes soulevèrent Krän avant de le jeter à travers la porte. Un long jet chaud et doré s’échappa de son entre jambe formant une auréole scintillante autour de son corps, s’imprégnant dans ses frusques et dans son cuir chevelu. C’est à ce moment là qu’enfin il comprit.


Les mots de la patronne résonnaient dans sa tête « va faire pleurer le colosse… », comme les gardiens de la belle ! Mais c’est bien sûr, la gargote, seul endroit où il n’avait pas cherché. Il se rua tête la première dans l’auberge et tel un singe sur sa banane, il fut sans pitié. Tous complices, il s’évertua méthodiquement à ne pas faire de rescapé. Il fit voler à coup de hache les membres de ceux qui osaient le défier, jusqu’à ce que bientôt il ne resta plus que la tavernière qui s’était volatilisé. Malheureusement, tel le petit poucet, notre héros suivit les traces jusqu’à une trappe caché derrière le contoir. En dessous, trois gardiens l’attendaient, les deux premier finirent à l’état de case brique, mais arrivé devant le dernier colosse, celui enchainé à la belle, il eu soudain comme une hésitation. Lui avait il déjà envoyé un coup de lame en plein milieu du museau ou bien était il juste difforme de naissance… Dans le doute il lui colla sa hache entre les deux yeux, on n’est jamais trop prudent.


A côté, la belle mère paniquait, elle gigotait et sanglotait dans tous les sens, ses viscères lâchèrent et ce fut un torrent d’excrément et de sang qui dégoulinait sur le sol et les murs. Comme dans du beurre, un seul et léger coup de hache suffit pour que ses genoux se détachent de son corps, elle rampa alors vers une improbable issue, deux coups successifs et elle ne parvenait plus à avancer qu’à la force de ses dents. Lassé de la voir se tortiller ainsi il l’arrêta dans sa course folle d’un coup de hache dans le fessier, avant de laver les petits bouts de déjection qui s’y était collé avec sa langue.


Une fois débarrassé de ses adversaires, le prince défit les liens de la princesse, il lui sourit, puis se firent des bisous.

 

Morale de l’histoire : c’est quand on a la merde au cul qu’on se demande où son les toilettes.

 

Ps : « Bof finalement elle n’était pas si mignonne que ça, je vais aller aux putes plutôt. »

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Samedi 5 janvier 2008 6 05 01 2008 19:41
Chronique de Krän (16)

Qui sait mieux apprécier une délicieuse soirée à s’enfiler gobelet après gobelet et pichet après pichet et tout cela bien entendu aux frais du bon tavernier (s’il ne veut pas subitement tirer un trait définitif sur toute descendance possible), que notre héros Krän ?
 
Personne bien sûr ! Ce soir encore nous retrouvons notre héros tout aviné, viré à grands coups de balais par un perfide et coquinou de tavernier qui a profité d’un coma éthylique avancé pour virer de son établissement jusque dans le caniveau notre héros et son meilleur compagnon de beuverie, lui aussi refoulant sérieusement du goulot. 

  Nos deux demeurés, trahis, ne pouvaient répondre de cet affront, l’alcool ayant « légèrement » obscurci leur perception : pourquoi se lever et vilipender un honnête tavernier, alors qu’ils étaient confortablement installés dans le caniveau, au milieu des déjections en suspension ? Soudain alors que tout espoir semblait perdu pour Krän et son compagnon, une main charitable leur vint en aide.   undefined
·         « Mes pauvres amis, quel malheur vous a conduit ici en si piteux état ?
·         « arf ?  » 

Notre héros, après un dur effort, consentit à ouvrir une paupière, histoire de voir l’emmerdeur qui ne voulait pas les laisser pioncer et lui filer une trempe s’il était à portée (c’est qu’il faut pas venir les faire chier les gros barbares qui font leur gros dodo !)  
·         « arg, je suis au paradis ? » 

Devant ses yeux se dressait Sainte Néné, avec son décolleté si bien rembourré qu’on voulait y mettre le nez. Ni une, ni deux, le sang afflua jusqu’à Monsieur Pointu et le dessoula par la même occasion. Mais, son compagnon lui même s’aventura à ouvrir une petit œil qui atterrit lui aussi entre les deux mamelons. Nos deux héros s’entr'étranglèrent alors, histoire de profiter seul de cette âme charitable qui, apeurée, prenait la poudre d’escampette. Ils convinrent de remettre à plus tard leur empoignade virile pour rattraper en 4 enjambées notre mignonne si bien lotie. 

Une fois rattrapée, puis attachée à un pylône (c’est qu’il ne faudrait pas qu’elle s’enfuisse à nouveau), nos héros pas vraiment décidés à se foutre sur le museau à nouveau (surtout que si on tue son meilleur ami de comptoir, avec qui va-t-on jouer à touche bambou une fois tout arsouillé ?) ne savaient pas trop comment se partager Miss 90 D. Face à ce problème cornélien, nos deux héros décidèrent d’aller taper à la porte du vieux sage du coin, tout vieux et tout fripé, mais pas de mauvais conseil.  

Après quelques instants de réflexion, le sage trancha la question en leur conseillant de trancher… en deux la mignonne ! Devant le génie de ce brave vieillard, Krän décida de dévisser de son corps sa petite tête chauve, puis d'un commun accord avec son acolyte, de culbuter ensemble Sainte Néné, tout simplement. 

Morale de l’histoire : pas d’sein, pas d’calin   
PS : Au petit matin lorsque les pensées de Krän s’éclaircirent, il se rappela d’un certain tavernier qui avait bien mérité, il est vrai, d’être flagellé.
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 09 2007 14:49

Chroniques de krän (15)


  1. Cela faisait déjà 8 mois et demi que Maman Krän mutait chaque jour un peu plus pour prendre l'apparence d'un phoque obèse, échoué sur une plage du sud, agonisant dans sa transpiration d'aisselle mal odorante. 8 mois et demi qu'elle était en cloque de notre futur héros, Krän !


  1. Tout avait commencé lorsque son barbare de mari, roi de la contrée barbare, n'arrivant pas à fourrer correctement sa dame (il en avait une trop petite cet asexué, quel nabot du calbut, un peu genre toi en fait...), exigea de ses sujets les mieux montés qu'ils s'alignent devant la couche royale pour remplir de leur jute poisseuse la reine - et lui même - jusqu'à ce qu'ils soient pleins à en déborder. NON amis lecteurs ! Le père de Krän n'est pas légèrement une tante sodomite sur les bords, il se fait culbuter par s-o-l-i-d-a-r-i-t-é conjugale avec sa reine ! C'est un exemple, un modèle que - devrais-je dire - VOUS devriez prendre, lecteur égoïste que JE sais que vous êtes !


  1. Aprés trois mois, on put constater par l'apparition d'une protubérance de gras entre des bourlés déjà bien présents, que la reine avait belle est bien son polichinelle dans le tiroir ! Enfin maintenant il ne restait plus qu'à espérer que ça soit un garçon... Le roi en tout cas avait désormais la rondelle tellement élargit qu'il semblait qu'une horde de poneys s'y soit engouffré dans un va et vient effréné. On ne pouvait donc pas vraiment dire qu'il fut encore en état pour que tout le pays lui repasse dessus à la chaine... encore qu'il y ait pris du plaisir le gueux !!


  1. Aprés 8 mois et demi, la mère Krän quand à elle, commence à en avoir ras le bol de ce morbak qui n'arrête pas de lui foutre des coups de taloche dès qu'elle s'enfile des rasades de vodka ou des aiguilles à tricoter dans le minou. Bien mal lui en prit que de réaliser simultanément cette opération car, avinée par l'alcool, elle s'enfonça trop profondément l'aiguille jusqu'à s'en transpercer la rate. Le sang maternel se déversa alors et atteignit les gamettes de notre foetus d'héros avivant ainsi ses instincts barbares. Il réclama alors de ce pas une nouvelle dose de sang, qu'il trouva, tout naturellement, en déchiquetant de ses p'tites mains engluées de liquide amniotique le pancréas de sa génitrice fort goûteuse. Ainsi, il dégusta organe aprés organe l'intérieur de sa mamou qui, quand elle s'époumonait à l'agonie avec son reste de poumon en charpie. Le roi, autodidacte chirurgien à ses heures, appliqua alors une césarienne sur sa dame à grands coups de burin. Puis il extirpa d'entre les boyaux le petit Kränouné à sa maman qu'il trouvait pourtant bien à son goût...


  1. Morale de l'histoire : les bambins c'est quand même bien, quand on les voit de loin !


  1. PS: Papou Krän tout content d'avoir eu un fils, exhiba alors notre petit héros de taverne en taverne façon l'autre vieux babouin de Raffiki exhibant Simba dans le Roi Lion. Mais, partout où ils allaient, les barbares n'avaient d'yeux que pour le roi et son popotin dont ils connaissaient si bien tous les recoins...

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Mercredi 2 mai 2007 3 02 05 2007 15:30
Les Chroniques de Krän n°14

"Marre d'être mieux que vous", c'est sur ces belles paroles que nous retrouvons notre héros Krän, avachi au comptoir d'une taverne pouilleuse et assez bouibouitesque, et entouré de barbares pas trés coquets, assez assortis au bar en fait ! "Marre de devoir me taper vos sales tronches toute la journée et marre d'être votre chef, les ignobles". Autour de Krän l'ambiance allait en s'agitant, déjà qu'un barbare n'aime pas qu'on lui impose une si dure vérité en face de ses yeux chiassieux mais de plus, comme ça travaille surtout avec son gourdin, ça à aussi du mal à garder son sang froid... Les premières dagues commençaient d'ailleurs à être tirées, chacun se regardait, chacun attendant comme LE signal pour aller égorger son voisin...

Krän, lui, toujours impassible, continuait son discours d'alcoolique qui pense trop fort entre deux rasades de liqueur :"Vous êtes pas humains, vous êtes juste humanoïdes et le pire c'est qu'en vous accouplant, vous condamnez les générations futures à porter vos seules gueules. L'immolation, voilà ce que vous méritez"  Le silence s'intensifiait autour de notre héros embrumé par l'alcool. Quand tout à coup un nain d'café un peu maladroit qui aurait à cet instant mérité qu'on le batte encore plus que de mesure, trouva le moyen de croiser ses petits pieds grassouillets et de se galter avec son plateau couvert de pichets de bière. Le top départ était donné pour l'orgie dans le sang. Les premières têtes voltigèrent alors, le nabot maladroit fut épluché avant d'être écartelé. Chaise aprés chaise, table aprés table, le mobilier terminait, lui, en petit bois. On se dépeçait, on se débitait, on se saucissonnait de tous les côtés entre barbares pouilleux à gueule de lune, aux cheveux crasseux qui prenaient une teinte rousse démoniaque,  la faute au sang qui dégoulinait jusqu'aux chevilles.

Seul Krän, stoïque et impassible, ne semblait pas broncher devant la tuerie, seul le tréfond de son verre de grog semblait l'émouvoir dans son état comateux. Mais un barbare qui semblait être une sorte d'hybride issu du croisement de Quasimodo avec une salamandre, le tout couvert de poil et de gras, celui-ci... cette chose... çà... eut la mauvaise idée d'aller titiller d'un peu trop prés le roi Krän de sa lame, un Krän qui ne sera jamais assez bourré pour déboulonner machinalement une tête si hideuse, d'un corps si difforme. L'arôme du sang chaud qui se dégageait de ce corps fraichement décapité réveilla chez Krän, pas tout à fait dégrisé, sa soif d'hémoglobine. Il se jeta alors corps et hâche dans la mêlée, charcutant un membre sanguignolant par ci, ravageant la gueule cauchemardesque d'un autre par là... Au milieu de la cohue, Krän remarqua alors deux petits pied qui s'agitaient sous un reste de table. Sa curiosité sadique le poussa à tirer ces deux pieds, et ce fut le corps du tavernier qui suivit, ce dernier qui s'était comme un péteux caché, prêt à détaller dés que la possibilité lui eut été donnée. Une tantouze qu'il était, un lâche qui venait de se cager dessus et qui méritait une sanction immédiate... Krän le déculota alors et lui trancha la roubignole, puis lui élargit la plaie avec le manche de sa hâche afin d'y enfourner sa queue, officialisant par le foutre son statut de femmelette. Aprés son office, seuls les sanglots agonisant du tavernier - enfin désormais de la tavernière - rompait le silence, le sol était couvert de corps en charpie ruisselant de sang. Faute de combattants encore valides, Krän décida alors de remonter son pantalon et de s'éclipser, désormais heureux, heureux d'avoir épargné aux générations futures l'horrreur de porter des gueules pareilles. Sa Race supérieure était purifiée...

Morale de l'histoire : Que l'on soit né beau ou laid, le monde vous offrira l'existence ou juste un bon coup de pied dans le cul.

PS : Une fois dehors, il s'avanca en titubant, fit trois pas puis vomit un concentré d'alcool et d'instinct qu'il avait gobé durant la bagarre, avant de s'écrouler en baillant dans sa déjection....
Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 05 2007 15:09

Les Chroniques de Krän (13) (Pastiche)

Laissez-moi vous compter, ô amis friands d'anecdotes barbaresques, comment Krän sauva un jour son royaume avec son propre cul... Pas si propre que ça d'ailleurs.


Souvenez-vous d'abord ce personnage infame et sournois, frère du Roi et grand ourdisseur de complots, le prince Cochon qui, avant d'être sacrifié à la vindicte populaire par Krän, tenta d'imposer en terres barbares - et en vain - la démocratie (oh le vilain mot!). Avant de prôner les bienfaits de ce curieux régime, le prince Cochon essaya plusieurs fois en effet de ravir à son roi de frère, ce trône que le destin lui refusait obstinément... Une de ces tentatives sombra ainsi dans la pire des merdes... au sens premier du terme ! En voici l'histoire.


Krän souffrait un jour de douloureux gargouillis dans le bide. En effet, depuis des jours, notre barbare n'avait point déféquer et ça se bousculait vilain sous sa brioche. Trop de ripailles, des mets faisandés et voilà le grand Krän réduit à attendre que la taupe souffle au trou... Quelle déchéance ! D'habitude, Krän ne se préoccupait point de ce genre de détails : là où il se trouvait, sitôt que le général Etron annonçait ses troupes, il posait culotte et faisait son office. Qu'importe le lieu et les personnes présentes : comme il aime à dire « la nature n'attend pas ». Mais aujourd'hui, c'est une toute autre affaire qui se joue dans sa tripaille : impossible d'aller du corps et le mal ne cesse d'empirer. Au fond de son cul, ça bétonne, ça coagule, ça solidifie et plus c'est dur, moins ça sort. Il a bien essayé de fumer quelques herbes purgatives, de boire plusieurs litres d'huile et même quelques nains lui ont soufflé dans le joufflu (les pauvres...) mais rien n'y a fait. Krän gonfle donc comme une outre et certains commencent à murmurer qu'il va exploser de tant de merde accumulée. L'histoire finit par arriver jusqu'aux oreilles du prince Cochon qui, désespéré sur son strapontin, trouve là un fort bon prétexte de faire destituer ce roi aux boyaux empêchés.


Le prince commença alors par rédiger un long texte (car il savait écrire le fourbe) plein d'enluminures et de cachet et se rendit illico presto à la salle du Trône solliciter une entrevue avec Krän. Ce dernier se tordait de douleur et ses efforts pour dégazer se soldaient par un misérable prout vivement encouragé par ses conseillers et médecins, tous rassemblés autour de son volumineux popotin. L'odeur était insupportable. Cochon entra sur ces entrefaites et s'exclama : « Mon frère, j'ai dans la main la solution à tous vos encombrements ! Ce précieux parchemin - acquis à vil prix - vous libèrera sans délai le couloir à lentilles dès que vous l'aurez signé et prononcé la formule d'enchantement ». Tout à sa douleur, Krän aggrippa immédiatement le document et posa ses doigts graisseux dessus (ce qui valait signature vu qu'il ne sait ni lire ni écrire, l'inculte !). « La formule, vite, la formule ! » gémit-il. Le prince Cochon s'approcha alors de lui et lui glissa dans l'oreille : « Grand Roi, il te suffit de dire : J'abdique. Mon frère saura quoi faire. Rien de plus ».


Totalement abruti et ignorant, à tel point qu'un bonobo demeuré décrocherait sûrement le prix Nobel de littérature avant lui, Krän prononça alors pour son malheur la terrible formule. Quel gros con !!! A ces mots, brandissant le parchemin, Cochon se tourna vers l'assemblée et, avec un rictus démoniaque, s'exclama : « Barbares, prosternez-vous devant votre nouveau Roi et jetez aux oubliettes, ce constipé qui ne peut même plus commander à ses propres intestins ! ». S'en était trop pour Krän qui réalisant la trahison de son frère poussa un hurlement terrifiant dans le style : QQQUUUOUIIAAAAAARRRRGGGHHHHHHHEINGRRRRR  (et j'en passe). Une colère salvatrice puisqu'il sentit aussitôt qu'au niveau du pantalon, les choses se précipitaient. A peine le temps de se dégager le poilu qu'il envoyait la sauce. Une sauce bien compacte qu'il balançait par salves, bouse après bouse, recouvrant progressivement le pavage de la salle du Trône. Il chia ainsi des jours et des semaines d'arriérés, éclaboussant sans vergogne conseillers et médecins qui pataugeaient dans le royal purin. Eructant et grognant de soulagement, il se releva enfin, admirant le désastre... Toujours pratique, il saisit des mains de son frère passablement souillé par sa vidange express, le parchemin de la discorde et s'en frotta énergiquement l'oignon. « Ca fait du bien ! » dit-il en guise de conclusion avant de s'exclaffer, visiblement guilleret.


Moralité : Qui a la chiasse, ne perd pas forcément sa place.


P.S : Magnanime, Krän pardonna à son frère sa maladresse et, cette fois-ci, ne lui coupa pas la tête. Le prince Cochon dut tout de même nettoyer la merde et enlever les tonnes de crotte rejetées par le cul de son frangin. Un TIG dont il se serait bien passé et qui lui coûta quelques nausées. Bien fait pour lui !

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Dimanche 29 avril 2007 7 29 04 2007 00:24

Les chroniques de Krän (12)


En pays Barbare, lorsqu'une partie de la populace abandonna le culte de l'ultra violence et de la bière pour adopter celui du bédo et de la paix universelle, il y eut comme un léger problème de cohabitation...


L'épidémie se propagea un beau matin d'un été brûlant où les cuirasses et les casques étaient devenus bien lourds à porter sous le soleil de plomb. A celà s'ajouta une pénurie de breuvages rafraîchissants, et ce fut ainsi toute une partie de la population barbare qui fut obligée d'adopter le vêtement ample et la fumette de diverses substances herbacées. En bref, les premiers hippies étaient nés et la contagion prenait de l'ampleur. Face à cette menace certaine qui provoquait toute la culture et les normes péremptoires de son royaume, Krän se devait de réagir. Mais voilà, quelle méthode utiliser ? Quel stratagème pour annihiler le phénomène ? Dans la théologie kränienne, où trop penser équivaut à déprimer, on préféra une belle charge arme au poing, genre ours en quête d'affection, à toute autre manière de ramener dans le droit chemin les barbares déviants vers le phénomène hippie baba-cool.


Une semaine plus tard, alors que la chaleur atteignait son paroxysme, les fidèles de Krän arrivèrent en vue des lignes hippies qui eux s'étaient tous donnés rendez-vous pour organiser un festival de musique cool, façon Woodstock.Il était plus de midi lorsque nos fiers barbares, trés lourdement armés, se lancèrent à l'assaut des lignes ennemies, dans une mélée indescriptible. Nos valeureux héros s'avançaient, bavant et suintant, sous leurs heaumes d'acier alors que le thermomètre avoisinait les 40 degrés.Trés vite, les premiers barbares s'écroulèrent d'asphyxie et de déshydratation. Et ce fut dès lors comme une trainée de poudre ! Les barbares se défaisaient de leurs armures pour continuer à avancer, mais à chaque cuirasse retirée, c'était une partie de leur âme barbare qui s'envolait. La charge n'en finissait pas, les rangs des hippies semblant s'éloigner de plus en plus, alors que c'était la contagion qui faisait ralentir nos barbares dans leur course effrénée. La bataille tournait à l'avantage des hippies qui entonnèrent alors des chants accompagnés de djembé et de guitare sèche, ce qui acheva même les plus hardis barbares...


Seul notre héros et néanmoins roi, Krän, résista à la tentation malsaine et diabolique de l'amour de la paix et du bonheur. Dans un instant de lucidité, il décida alors de progresser à reculons vers son château, où il se résolut à attendre au fond d'un cachot obscur et froid le retour des beaux jours d'hiver. Une époque bénnit durant laquelle les corps sont chaudement vêtus, les comportements aigres et les relations viciées, où le vin coule à flots pour réchauffer les corps meurtris par le froid...


Morale de l'histoire : Qui sème des fleurs au printemps, réclolte des marrons à l'automne


PS : Car quelques mois plus tard, devinez qui ressortit le bout de son nez ? Un Krän tout tranquille, tout souriant, tout frustré ! Bien décidé à rattraper en une soirée tous ces mois d'obscurité...


Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 11 2006 22:30
Chroniques de Krän 11

Le soleil se lève sur le pays barbare, et c'est au pas de course que nous retrouvons notre héros, Krän ! Le visage crispé, les machoires serrées, trainant vigoureusement un CHINOIS par la cheville. Mais revenons, si vous le voulez bien, quelques heures en arrière, alors que le crépuscule s'annonce et que Krän et ses copains se rendent au village pour célébrer la Fête Nationale !

Ainsi, alors que Krän était en chemin pour la plus intense orgie de l'année, un nain affolé sortit tout à coup des fourrés et lui barra la route. Krän légèrement étonné qu'un court sur patte puisse aussi impunément se mettre entre lui et LA soirée de l'année s'apprêta donc à le corriger. Le nabot l'informa alors qu'il arrivait du Nord où un village de chinois situé juste à la frontière avait pris ses aises et que ses habitants commençaient à bâtir des fermes et à labourer des champs en territoire barbare ! Notre héros, et néanmoins Roi, Krän, bien que toujours prêt à piller et annexer quelques territoires voisins aux siens, était par contre trés tâtillon lorsque l'inverse se produisait (surtout si les envahisseurs étaient des fermiers aux yeux bridés !). Il abandonna alors ses copains qui partaient vers la fête (tout en grignotant le nain) et il se dirigea vers le lieu du litige, d'où il espérait revenir avant la fin de la nuit pour profiter de la teuf.

En arrivant, il ne put que constater l'affront ! Tout candidement, des petits bridés avaient bafoué son territoire, soit disant sans s'en rendre compte. En effet les chinois - façon lapin - s'étaient reproduits tellement vite que la pression démographique les força à émigrer vers le territoire barbare, tout en faisant mine de ne pas savoir pour cause de langues différentes entre les deux peuples. Krän, toujours prêt à aider son prochain, résolut bénévolement leurs problèmes démographiques à grands coups de hâche et en incendiant tout simplement le village. Une fois que tout fut brûlé, Krän eut un petit sourire de satisfaction, conscient d'avoir entrepris une bonne action... Lorsque, tout à coup, des décombres encore fumantes s'extirpa un survivant qui prit immédiatement ses jambes à son cou et s'enfuit aussi vite que lui permettaient ses petites jambes jaunes ! La chasse était lancée ! Krän traqua alors ce fugitif qui, poussé par le sodomite qui le poursuivait, ne semblait jamais vouloir s'arrêter pour reprendre son souffle. Mais aucun gibier n'échappe à Krän et, aprés une course folle, la proie s'écroula là d'épuisement.

- "Pitié !" supplia en son dialecte notre jaune ami
- "Moi y'en a pas parler mandarin !" lui rétorqua, non sans à propos, notre fin lettré.

Et alors que Krän élevait sa hâche, l'aube lui aussi se leva. Les dents du barbare se serrèrent alors : il avait passer toute la nuit à poursuivre un vulgaire chinois, alors que l'orgie de l'année se déroulait. Il empoigna sans ménagement le fugitif par la cheville et se hâta jusqu'au lieu de la fête. En arrivant, il flottait sur le village une odeur de vinasse aigre et de foutre refroidi. Silence de mort : la fête était terminée ! Là, Krän l'avait mauvaise....

- "Le soleil s'est levé une fois d'trop pour toi, économise ton souffle, ta journée va être longue, trop à ton goût, mais apprends d'ores et déjà qu'elle ne le sera jamais assez au mien..." grogna-t-il alors.

Morale de l'histoire: Chinois ou chez toi, le meurtre n'attend pas !

PS: Krän s'apprêtait à exercer ses talents de sculpteur sur chair, lorsque tout à coup il se rendit compte qu'il ne pourrait même pas se consoler de sa mauvaise soirée sur ce chinois, car il était déjà mort... et bein oui sûr qu'on a du mal à rester en vie aprés avoir été trainé au sol sur la moitié du territoire barbare ! Bonne Fête Nationale, tout de même à notre petit Kränouné en sucre !
Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 10 2006 22:13
Chroniques de Krän 7

En pays barbare, la première cause de mortalité est le suicide assisté (l'assistant étant généralement Krän !) Ainsi dans cette contrée où la vie ne tient pas à grand chose pour les diffèrentes sous-espèces, on est du genre prudent et chaque jour qui passe est une victoire de plus face à la mort. L'instinct de survie prime et il se développe, dès l'âge de trois ans, époque à laquelle  tu commences à comprendre si le Trés Haut t'a fait mi-homme, mi-buffle ou s'il a décidé que t'allais en chier toute ta vie (pour le plaisir des barbares normalement constitués) en te façonnant genre nain ou femme !

Chacun de ces êtres infèrieurs y va de sa petite méthode pour être épargné. Et là, on peut dire que l'ingéniosité est au pouvoir avec, par exemple chez les femmes, l'auto engraissement dont le but est de se constituer - comble de l'immondice - un double menton ! En effet, chez le barbare (mis à part aprés avoir lâché son essence), le chapiteau ne se démonte qu'en présence de cette protubérance de gras ! Même le plus obsédé des puceaux barbares n'échappe pas à cette rêgle. Les porcinettes croient ainsi calmer les ardeurs de nos chers barbares. Mais comme Dieu a vraiment décidé qu'elles allaient en chier, leurs bourlets dodus et rebondissants réveillent hélas chez eux un autre appétit... Celui des plus fins gourmets qui ne résistent jamais à se découper une petite tranche de lard pour le dîner !

Chacune des méthodes de survie mise en oeuvre par les sous-fifres finissant toujours en eau de boudin, ce cercle vicieux et inextricable créa bien vite un sentiment de stress où le suicide devenait le seul remède à la MORT.... (des fois, il faut pas chercher ce qui se trame dans l'esprit des sous-races, croyez-moi !)

Notre héros et Roi, Krän, soucieux de la survie de sa populace, ne sachant quoi faire, rendit donc visite à son frère, le prince Cochon, (appelé ainsi pour ses pratiques sexuelles suspectes) qui lui conseilla, entre deux bédos, d'entamer une politique progressiste afin de redonner le moral aux masses. Même si le sens du mot "progressiste" échappait à notre héros, Krän savait tout de même ce qui émoustillait le bon peuple : le sang du responsable de tous leurs maux !

Mais Krän, sur le coup, n'était pas vraiment décidé à se sacrifier ou à jeter en pature au peuple un de ses copains. Il opta alors pour celui qui était le plus soucieux du bonheur des espèces infèrieures : son frère ! Ainsi, aprés l'avoir assommé, il l'attacha sur la place du village durant la nuit et, au matin, comme à Noël, c'est tout émerveillée que la populace découvrit ce cadeau agonisant attaché à un pylône. Ce fut alors dans un grand climat d'allégresse que le bon peuple lapida et charcuta son PROTECTEUR, évacuant ainsi tout le stress accumulé et donc tout envie de s'ouvrir les veines !

Morale de l'histoire : tout est bon dans le Cochon !

PS : remarque, je parle de "s'ouvrir les veines", mais vous avez bien entendu une trés large palette de techniques suicidaires, comme la pendaison, le grand saut dans le vide, le rap, ou encore le communisme.... et si vous n'arrivez pas à mourir tout seul, appelez Krän, je suis sûr qu'il sera heureux de vous aider !




Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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Dimanche 17 septembre 2006 7 17 09 2006 12:32
Les Chroniques de Krän (10)
"La seul chose de bien avec les enfants, c'est ce qui se passe neuf mois avant leur naissance !" En pays barbare cette expression nécessite une petite correction. En effet les parents désireux de retrouver leurs plaisirs de jeunesse peuvent abandonner leurs marmots, façon vieille chaussette, à l'internat dés qu'ils atteignent l'âge de 7 ans (la seule règle qui d'ailleurs n'est que trés rarement transgressée... va savoir pourquoi !). Et voilà que lorsque Krän eut 7 ans.... et 1 jour, c'est encore la morve au n ez qu'il libéra ses parents de sa présence de morveux pleurnichard incapable de se torcher lui même. Mais Krän fils de roi, sortait de 7 ans d'insouciance et non - comme les autres courts sur patte - d'une vie faite d'humiliations et de coups de latte journaliers dans le joufflu (si vous n'avez pas compris, je vais vous faire simple : A son entrée à l'école, Krän est une TANTOUZE !)
 
L'arrivée de notre héros à l'internat fut bien sûr suivie d'un bon bizutage classique : marquage au fer rouge, circoncision forcée, suivie du trés traditionnel balai dans le troufinion ! Pour Krän, avoir le chou en fleur (même sans crème) fut pour lui l'illumination divine. Fini les jupes à maman, viva les hâches à papa... Mais notre héros malgré ces saines initiatives n'en restaient pas moins un bleu, et en tant que dernier arrivé à l'internat, il était aussi le plus jeune.
 
Le soir venu alors que tous dormaient, Krän sortit de sa peluche "Balou" tout le coton qu'elle contenait et le fourra dans la gorge du plus gras et du plus pestiféré de ses camarades. Au matin, aprés que les marmots eurent trouvé leurs chef de file tout bleu ( et surtout tout mort), ce fut la guerre infantile, chacun voulant s'emparer de la place laissée vacante. Les professeurs soucieux de l'égalité des chances distribuèrent à tous les élèves dagues et hächettes afin qu'ils se trucident à armes égales (sacrés professeurs, TOUJOURS bien pensants !)
 
Deux jours plus tard, Krän sortait de la tanière aménagée sous son pieu, où il s'était réfugié (avec son Balou) afin d'échapper aux coupe-gorges. Deux jours avaient suffit pour que tous ces petis enfoirés se saignent entre eux... (vous direz sûrement à votre scénariste qu'il a oublié un léger détail. Si les petis s'assassinent les uns aprés les autres, il est bien obligé qu'au moins un d'entre eux survive ! Le scénariste répond à votre interrogation). Ainsi lorsque le dernier des nabots empala l'avant dernier, il se retrouva donc seul. Mais nos amis les professeurs à qui la présence d'un seul élève suffit pour les obliger à bosser et non à s'adonner (entre eux) à leurs plaisirs de jeunesse, décidèrent ni vu ni connu, d'incendier ce survivant. De toute façon les gosses, c'est comme les poils de pubis blanc, tu en coupes un et tu as ses 7 petits frères qui arrivent dés le lendemain !
 
Morale de l'histoire : C'est bien connu, quand ils ne trouvent pas de filles, les mecs faut toujours qu'ils s'occupent entre eux...
 
PS: Déjà un autre petit de 7 ans arrivait à l'internat. Krän déjà babare de tradition ressortit du placard ce bon vieux balai qu'il enfourna aussi sec dans l'olive du nouveau venu, un peu trop fort d'ailleurs car le manche finit par le transpercer de part en part... Krän qui ne voulait pas se retrouver seul dans l'internat remplit alors sa peluche "Balou" de chair du macchabée (pour faire des provisions). Puis il fit le mur et partit vers son destin qui s'annonçait déjà POUR LUI radieux... Pour les autres, par contre, serrez les miches car pour Krän le fait que vous soyez petit, gros, vieux, barbu, boutoneux, rouquin, communiste, bossu, bègue, professeur, handicapé, athée ou épilé (ou pire que vous soyez tout cela à la fois... mais là il faut vraiment que Mère Nature se soit acharné !).... Bref, le simple fait que vous existiez suffit à l'irriter.
Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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Dimanche 17 septembre 2006 7 17 09 2006 12:14
LES Chroniques de Krän (9)
 
Imaginez que vous mangiez à chaque repas une sorte de viande avariée gorgée de sang et de gras, bref, imaginez que le nain soit la base de votre régime alimentaire ! (Il y a de quoi se lever tous les jours du pied gauche !). Pourtant, aujourd'hui, Krän est du genre heureux.... non pas qu'il se soit encore taper un tonneau à lui tout seul, mais parce qu'aujourd'hui c'est JEUDI et que le jeudi en royaume barbare, fini le steak de nain. Au menu, c'est elfe à la broche ! Une sous-espèce qui, contrairement au nain, ne passe pas son temps attaché à un pylone et à dormir dans une niche. Non, l'elfe, lui, passe son temps à gambader dans les bois rafermissant ainsi sa chair, pour le plaisir des barbares gourmets !
 
Mais comme dit le proverbe "il faut mériter de ce que l'on mange"... Donc avant d'attaquer d'une fourchette joyeuse ce morceau de choix et d'avoir sa goûteuse brochette d'elfe dans le gosier, il faut d'abord le chasser ! Krän réunit alors les trois éclopés lui servant de garde royale pour les envoyer vers la forêt elfique. Mais les mercenaires, peu désireux d'aller au casse-pipe pour que dalle, refusèrent tout net de bouger. Krän qui n'avait pas vraiment un sou de côté et qui, avant tout, tenait beaucoup à son dîner, décida d'appliquer des restrictions budgétaires afin de payer ses hommes.
 
Malheureusement pour eux, ce fut sur le budget consacré aux handicapés que s'appliquèrent les mesures. En effet il transforma l'hôpital en charcuterie et organisa une campagne publicitaire ventant les mérites gustatifs des "légumes" ! Les barbares, toujours en quête de nouveautés, se précipitèrent à l'hôpital afin d'acheter les-dits "légumes", récemment euthanasiés. Une fois que tous les handicapés furent vendus (jusqu'à la dernière côtelette), Krän, dans son souci (légitime) de faire toujours plus de profit, décida tout bonnement de ne pas verser les salaires des médecins et autres infirmières qui n'avaient désormais plus d'utilité (leurs patients se trouvant dans le fond d'un estomac !) Bien entendu ceux-ci se mirent aussitôt en grêve, soucieux de leurs avenirs. Krän bienveillant (et mal pensant) qu'il était, CREUSA, pour répondre à leurs attentes, une fosse commune où il enterra nos joyeux grévistes qui désormais n'avaient plus à se soucier de leur "futur" !
                                                                
La politique budgétaire (et sociale !) de Krän fut une franche réussite et celà lui permit de payer ses trois soldats qui partirent alors chasser l'elfe. En bons troufions qu'ils étaient, leur solde récemment acquise fut consommée avant même d'être arrivés à la bataille, en effet la chasse ça donne soif... et justment une petite trentaine de tavernes (fortuitement installées ici) longeaient le chemin de la bataille ! C'est donc avec un taux d'alcoolémie conséquent que nos 3 barbares combattirent TOUTE la population elfique ! Si bien que lorsqu'ils pénétrèrent dans le royaume des elfes et qu'une centaine de flêches les transpercèrent, cela leur fit ni chaud ni froid ! En effet leur ébriété les rendaient aussi insensibles à la douleur qu'un panda se recevant un coup de bambou dans le puit sans fond, de plus leurs plaies ne s'infectaient pas du fait de l'alcool déjà présent dans leurs veines.
 
Les elfes, à court de flêches, négocièrent leur fuite contre la vie d'un des leurs, un elfe qui malgrè ses 3000 ans n'avait jamais appris à marcher : un handicapé version elfe. Les soldats ramenèrent ainsi à krän l'elfe tant désiré. Cette épopée remplie d'attardés venait de se terminer !
 
Morale de l'histoire : l'homme, plus que par sa queue, est gouverné par son bide !
 
PS: Tout en dégustant son elfe, un coup de déprime envahit soudain notre héros, car il se rendait compte qu'il lui faudrait attendre une longue semaine avant de manger un autre petit elfe et que dés le lendemain le nain serait à nouveau au menu.... C'est alors qu'il se rappella qu'à deux pâtés de chez lui se trouvait une fosse commune remplie de corps fraîchement décomposés. Il faudrait bien une petite semaine avant que ceux-ci ne soient devenus complètement indigestes ! Cette perspective qu'il ne mangerait pas de nain pendant toute une semaine réjouit fort notre héros ! Surtout, que dans une semaine, c'est JEUDI !
Par le zonard des étoiles - Publié dans : chroniquesdekran
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